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Nicolas Le Bault
LA FILLE-MIROIR
Septembre 2016 - 30 x 21 cm - couverture cartonnée toilée - 128 pages couleurs.
ISBN 978-2-9551769-4-8
Transformation, dérive et mystère : entre rêve et cauchemar, l’odyssée métaphysique et sanglante d’Hygiène Rose, androgyne en quête d’amour.

Roman graphique reproduisant le texte manuscrit de l’auteur enluminé de plus de 60 aquarelles originales. De très nombreuses images d’archives (photographies, dessins, découpages de magazines, cartes postales anciennes...) parsèment également la mise en page, et contribuent à mêler de façon confusionnelle le réel, la fantasmagorie et l’imaginaire le plus débridé.

20 €

Prix avec frais de port compris pour la France.
Expédition sous quatre jours maximum en Lettre Prioritaire.

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Résumé

Hygiène est un garçon blond, charmant, pervers.
Hygiène est une jeune fille aux cheveux d’or, sensible, innocente.
Cet être à la nature hybride vit sur une île, avec son cousin Pierre et sa cousine Léna, jeune fille autoritaire et sadique mais d’une grande et troublante beauté.
Tantôt garçon, Hygiène est le souffre-douleur du beau Pierre.
Tantôt fillette, Hygiène est persécutée par Léna qui voit en elle sa rivale dans le cœur de Pierre.
Hygiène la nuit se réfugie dans un rêve étrange, où elle arpente les allées d’un jardin mystérieux, où des filles et des garçons vivent en parfaite harmonie, dans le bonheur perpétuel d’un terrain de jeu sans fin.
Mais ce paradis perdu prend des allures de cauchemar quand dans de paisibles clairières on retrouve les cadavres démembrés des plus ravissantes jeunes filles.
Un maniaque rôderait-il quelque part dans les confins de ce rêve, et tâcherait-il de le plonger dans la terreur ?
À son réveil, Hygiène Rose reçoit d’un énigmatique inconnu de bouleversantes lettres d’amour...
N’écoutant que ses passions Hygiène se lance à sa recherche.
Mais ne va t-elle pas au devant des plus terribles dangers ?
Sa nature ambivalente, entre innocence et perversion, triomphera-t-elle de ce qui pourrait être l’incarnation même du mal ?

À la fin du 19ème siècle, Lewis Caroll induisit son Alice à traverser le spectre de ce que près d’un siècle plus tard d’autres inséminateurs de l’inconscient collectif appelèrent, selon la formule de William Blake, les portes de la perception. Aujourd’hui, la figure d’Hygiène Rose, qui doit autant à la révélation androgyne de Ziggy Stardust et à la Révolution Surréaliste qu’à l’Ubu nihiliste d’Alfred Jarry et au Théâtre de la Cruauté, en conduisant le lecteur sur le chemin de son identité et sur la voie de sa dislocation, l’achemine vers une dimension inédite et nouvelle.
Ce monde, vestige de l’innocence et berceau de toutes les perversions, nous pourrions le qualifier d’utopie, presque aussi justement que nous l’appellerons réalité.
La voix sensuelle et habitée de son créateur orchestre une symphonie contemporaine, primitive et punk, scandée par les plus symboliques hurlements de terreur et par les plus déchirants cris de joie.
À la Marilou éthérée de Serge Gainsbourg, à la Nadja insaisissable d’André Breton, aux royaumes inconnus d’Henry Darger et à la poésie hallucinée du Scrap-Book de William Burroughs, La Fille-Miroir présente le miroir de tous les miroirs.
Un miroir de sublimation, pour révéler le temps présent.

Note de l’éditrice

Merveilles et Révélations

J’ai toujours aimé Alice. D’un amour des plus profonds. Alice... plus qu’une héroïne de roman. Un personnage légendaire, une icône... un mythe.
Sans cesse elle grandit et rapetisse au gré de ses pérégrinations merveilleuses.
Lewis Carroll a inventé le changement de dimensions induisant à chaque fois un regard neuf.
Hygiène Rose, ELLE-IL, change de sexe dans La Fille-Miroir...

Au début de ce roman graphique ruisselant de révélations et de merveilles, c’est un garçon. Un vrai garçon si je puis dire puisqu’il s’absorbe complètement dans la contemplation d’un groupe de petites jeunes filles qui musardent dans un jardin. Et comme Alice se lève d’un bond pour suivre l’intriguant lapin blanc, elles se lancent par impulsion à la poursuite d’un cerf adorable venant d’apparaître.
Hygiène Rose, au sexe troublant, plonge en elles. Plongeant en elles, il effectue une plongée dans le temps, plongée qui prend figure de rêve. Dès lors, une vision explosive — figure emblématique et moteur secret du roman — lui saute dans les yeux pour l’empoigner jusqu’aux entrailles. Et nous avec, intensément...
La petite fille coupée en deux... Terrifiante Beauté.
Mais à ce scandale de violence et d’horreur, s’ajoute une horreur aux échos métaphysiques.
Les deux parties de ce corps appartiennent-elles vraiment à la même personne ?
Ou est-ce seulement la perverse inquiétude existentielle d’Hygiène qui lui montre que le haut et le bas ne correspondent pas tout à fait au même corps ?

Contemporaine Légende

Je salue Hygiène Rose comme une Alice contemporaine.
Avec la démultiplication de la vitesse, du trouble, de la profondeur.
Beauté. Ivresse. Nos amours et nos peurs...

La vérité découverte aux enfants

La Fille-Miroir nous donne cette chance fabuleuse : voir par les yeux d’un enfant.
Pas d’écran, pas de barrière.
Ardent et neuf, non « abîmé » encore par tout ce qui nous marque, le monde se réfléchit comme dans la pureté d’un miroir.

Que découvre Hygiène Rose ?

Qu’on n’est vivant que dans l’amour. Que l’amour est fou, forcément. Que le monde, sans l’amour, n’existe pas. Si le monde n’existe pas, Hygiène Rose est en vie pourtant. Si ELLE-LUI veut faire exister le monde, cela ne peut se faire que de cette manière-là : en s’inventant.

Le Joyau

Fille-Miroir, l’amour vrai, tel qu’il n’avait jamais été vécu. Pas encore dans un livre en tout cas. Voici qui est fait maintenant. Et c’est une merveille.

Frederika

Dossier de presse

Article de Véronique Grange-Spahis sur La Fille-Miroir dans ItArtBag : www.itartbag.com/fille-miroir-de-nicolas-bault/

De L'autre côté, texte de Laurine Mondon sur La Fille-Miroir dans Les Lectures de Naurile : www.leslecturesdenaurile.wordpress.com

Présentation de La Fille-Miroir dans ParisArt : www.paris-art.com