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Nicolas Le Bault
HYGIENE ROSE, CHAPITRE 1
2014 - 25, 6 x 18 cm – broché - 152 pages
Roman graphique reproduisant le texte manuscrit de l'auteur enluminé de 35 aquarelles originales.

De multiples images de diverses natures (photogrammes, documents d'archives, vignettes peintes) illustrent également le récit, et constituent l'iconographie de ce que l'auteur définit comme son petit univers merveilleux et terrifiant.

Tirage de luxe entièrement réalisé dans l'atelier du Réseau Tu Dois, limité à 70 exemplaires signés à l'aquarelle par Nicolas Le Bault.

Ces exemplaires sont revêtus d'une couverture originale en linogravure et sont accompagnés d'un tirage photographique.

Il s'agit du premier volume d'une série qui en comportera trois.

Les deux suivants sont en cours de réalisation.

50 €

Prix avec frais de port compris pour la France.
Expédition sous quatre jours maximum en Lettre Prioritaire.
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Résumé

Hygiène est un garçon blond, charmant, pervers.
Hygiène est une jeune fille aux cheveux d'or, sensible, innocente.
Hygiène vit sur une île, avec son cousin Pierre et sa cousine Léna.
Hygiène et Léna sont amoureuses du beau Pierre.
Pierre et Hygiène sont attirés par Léna.
Lorsqu'un matin Pierre se crève les yeux, la ravissante Léna n'a plus qu'une obsession: se débarrasser d'Hygiène, sa rivale, pour être aimée de Pierre.
Devenue leur souffre-douleur, Hygiène parviendra-t-elle à échapper aux desseins de Léna, et à reconquérir le cœur de Pierre ?
À moins que ce ballet sensuel et tragique ne se termine... par un festin de cruauté et de sang ?

Ambiguïté, transformation, confusion et rêve sont les maîtres-mots de ce huis-clos hors du monde, dont la narration captivante échappe à toute règle, à toute logique, et se déploie comme un jeu sans fin.
En exprimant des choses très simples et très complexes à la fois, Hygiène Rose nous plonge dans l'univers fantasmagorique des tourments de l'adolescence, et nous fait partager les angoisses, les joies et les mystères qui résonnent en chacun de nous.
Envoûtés, nous suivons ce triangle amoureux dans un pays où tout est permis, où découverte de la sexualité rime avec terreur et merveilleux.

Dossier de presse

Hygiène Rose est-il un androgyne ? Un hybride ? Un être double ? Sommes-nous tous androgynes ? Hybrides ? Doubles ? ...
Pour le savoir, il suffit de le demander à J-P Gavard-Perret.
Pour lire la critique publiée dans le magazine LeLittéraire: http://www.lelitteraire.com/?p=19023

Jean-Paul Gavard-Perret : À qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
Nicolas Le Bault : À mes amis. Je suis incapable d’aucune forme de sincérité dans l’écriture. Sauf dans le cadre de la fiction.
Pour lire l'entretien «Une petite échelle sur le toit»: http://www.lelitteraire.com/?p=19111

« Hygiène est un garçon blond, de constitution asthénique (longiligne)... »

« Absolument tout en lui, jusque sa joliesse, semble dissimuler, par de gentilles manières d'enfant affable, une sécheresse, une petite trace de moisissure quelque part, une nécrose, un sinistre, ou autre chose d'un caractère morbide, ou malsain, et impose l'évidence qu'il est complètement malsain. »

Portrait approximatif d'Hygiène Rose par lui-même vers l'âge de ses treize ans.

Préface à la seconde édition parue en 2015

par Frederika

Hygiène Rose, livre d'images, fabrique une nouvelle sorte d'images. Justement de ne pas être des illustrations mais bien autre chose. Ceci se ressent tout de suite à leur facture et leur disposition non systématique. Plus que de s'intégrer au texte, elles sont du texte en images, tout comme les mots sont du texte en paroles. Hygiène Rose, livre de mots, fabrique également une nouvelle sorte de mots qui, plus que des inscriptions, sont traités comme des images. Car les mots sont manuscrits. Dans une calligraphie riche, multiple et changeante (couleurs et formats différents...) qui respire aux rythmes secrets et magnétiques d'une étrange narration. Cette calligraphie détient un pouvoir spécial. Elle amoindrit la distance entre la page et l’œil qui regarde... jusqu'à la faire disparaître. Et l’œil s'absorbe dans la page... s'y engloutit. Une mise en page dingue, hallucinée, sauvage et naturelle, provoque un effet d'envoûtement. La diversité dans la mise en page et la calligraphie s'allie à la diversité de la nature même des images. 35 aquarelles de l'auteur (innocence perverse, beauté autant incisive que délicate). Photographies prises par lui dont une originale sur papier baryté contrecollée dans chaque exemplaire (mystérieuses et insidieusement effrayantes). Vignettes peintes de sa main (élégance simple, une grâce presque brutale). Photogrammes de films qu'il a réalisés (énigmatiques, prégnants autant que fuyants). Reproductions de documents de natures diverses choisis et identifiés au cours de son existence où l'on voit qu'il les a bel et bien engloutis (mélange des genres, mélange des âges). Et, de même qu'il n'y a pas de séparations entre le texte en mots et le texte en images, il n'y a pas de différences de lectures entre toutes ces diverses images, où l'intérieur se marie à l'extérieur. Ainsi, dans une diversité qui réveille et l'esprit et les sens, mais dans une harmonie secrète qui absorbe et envoûte le mental et les émotions, tout concourt ensemble dans la même organisation mentale. Une cavalcade captivante où, pris par la trame d'une intériorité autre qu'on reconnaît comme sienne, on s'enfonce de mieux en mieux en ses plus fortes joies comme en ses pires tourments. Le monde a été englouti par l'auteur dans une obsession première formant la trame générale du prisme de sa vision. Or, par un retournement magique réservé à la poésie et à l'art, ce qui prend la forme d'un journal intime imaginaire, prenant sa source dans le creuset d'une riche vie mentale, ne se ressent pas comme le journal intime d'un autre, où l'on ne serait que voyeur, mais comme le nôtre.

Une vie imaginaire plus vraie que nature. Ici, les fantasmes premiers régulent le désir, la relation aux autres, le rapport au cosmos, à l'amour et à la mort, tanguant entre les rives enchanteresses aussi bien que maléfiques de l'expansion de l'être et de sa plus écartelante disparition. Par la danse gracieuse, cruelle, tragique et sauvage de trois personnages qui peuvent se démultiplier en dizaines d'autres, stables en leur fonds et toujours changeants. Qui peuvent être lui, elle, aussi bien que toi, moi. Moi qui lis et regarde Hygiène Rose, ce que je lis et regarde là, je le vis et le montre en même temps en le regardant, le lisant, simplement...